EuroBrèves
Délégation aux Affaires Européennes
l’actu de l’Europe, l’actu en Europe
N° 2 – 28 mai 2008
Sources :
médias français et européens
- Les acquisitions, et les rapprochements
entre les entreprises énergétiques d’Europe permettent d’anticiper
3 phénomènes :
- Le nationalisme économique (Italie, Espagne)
- La pression de Bruxelles pour redéfinir les règles
énergétiques.
- Raréfaction des cibles potentielles.
- Plus tard nous devrions assister à une opposition entre le
nucléaire (Europe) et le gaz (Russie)
- L’Accord de Londres profite aux entrepreneurs et aux
chercheurs de toute l’Europe :
- La réduction des coûts permet aux chercheurs d’augmenter le
nombre de leurs dépôts et leur permettra de s’assurer d’une protection de leurs
inventions dans un plus grand nombre de pays européens.
- Les PME peuvent opter pour une stratégie plus offensive des
marchés extranationaux.
- On constate que 6% des brevets européens sont d’origine
française.
- La commission européenne pourrait présenter dès juin un
projet de société privée européenne (SPE) pour améliorer la compétitivité
des PME . Le projet est massivement soutenu par les eurodéputés. Il
permettrait de :
- Faciliter les activités transfrontalières des PME en Europe,
avec un statut unique, flexible et facultatif.
- Simplifier la société européenne (SE) instaurée en 2001 (48%
des PME, en 2005, étaient favorables, contre 12% opposées)
- Aboutir à un statut européen autonome.
- Privilégier la liberté contractuelle, et renvoyant un minimum
aux droits nationaux.
- Bruxelles et Moscou veulent sceller un nouveau
partenariat.
- Première concrétisation au sommet UE-Russie (en Sibérie le 26
et 27 juin)
- Partenariat sur les droits de l’Homme, le commerce, la
recherche, l’éducation et de l’énergie –considérée comme la nouvelle arme diplomatique. L’Europe
souhaite que la Russie ouvre son marché énergétique aux investissements
européens.
- Allemagne : Mme Gesine Schwan –politologue de 65ans- (SPD) et
M. Horst Köhler (président sortant, et soutenu par la CDU)
s’affronteront lors de l’élection présidentielle de
mai 2009. La
candidate est consciente que pour être élue, elle aura besoin des voix de Die Linke (créé l’an dernier, héritier du SED de RDA, et devenu la 3e force du pays) ; les conservateurs parlent d’alliance « rouge-rouge ». Die Linke, le parti de Oskar Lafontaine, attirent les « perdants de la mondialisation », les « nouveaux pauvres » et les intellectuels.
- A. Merkel évoque la détérioration du climat au
sein de la coalition gouvernementale.
- A. Merkel est favorable aux partenariats
public-privé pour les investissements dans les infrastructures, notamment,
de transport.
- En Allemagne, les réseaux d’électricité n’enregistrent
que 22 minutes de panne par habitant et par an, alors que la moyenne
européenne est de 120 minutes.
- Pour l’Europe, la baisse du dollar face à l’euro a
été bénéfique au regard de la montée du baril de pétrole. La TIPP par
litre d’essence est de 60 centimes en France, 77 au Royaume-Uni et de 35
pour l’Espagne. La montée des prix du carburant c’est moins de consommation,
donc moins d’argent pour l’Etat ; il est alors impossible pour l’Etat
de baisser les taxes sur les carburants.
- Les initiatives des entrepreneurs hollandais se
multiplient pour réduire les coûts liés au transport de leurs salariés
(flexibilité des horaires, télétravail), les raisons : hausse du
baril, et peur des entrepreneurs d’une fuite de leurs salariés dans des
emplois géographiquement plus proche.
- A Ancône, sur la côte adriatique, à la
foire internationale de la pêche, les pêcheurs (français, espagnols,
portugais, et italiens) ont appelé à la grève illimitée dès mercredi. Les
représentants des ports de la Manche, et de la Méditerranée ont appelé à
bloquer les ports. Ils demandent un gazole euro compatible ; M.
Barnier a demandé que l’on relève les limites fixées par l’UE aux
aides nationales versées à la pêche.
- Des militants anarchistes, pour la défense des
sans-papiers ont mis les coordonnées des hauts fonctionnaires et des
responsables d’entreprises néerlandais qui participent à l’expulsion des
étrangers en situation irrégulière, sur internet. Ils appelaient à la
violence envers ces personnes.
- Espagne : Changement de cap pour
le PP, qui veut être maintenant « une
opposition modérée et constructive ». Mariano Rajoy ne veut plus
que le PPE soit un parti « ultraconservateur
et jusqu’au-boutiste », mais plutôt un véritable centre droit. Le
bras de fer entre les réformistes et la droite traditionnelle s’achèvera
le 20 juin lors du congrès de Valence.
- Certains ministres européens
–notamment le ministre slovène de l’Agriculture, Iztok Jarc, et la
néerlandaise Gerda Verburg- ne sont pas convaincus quant à la
proposition de la Commission européenne de reverser les subventions
agricoles non utilisées de l’Union aux pays confrontés à la crise alimentaire.
- Commission européenne vient de d’adopter une
communication visant à favoriser la mobilité des chercheurs dans l’UE
(aujourd’hui, seulement, 3% d’expatriés)
- Diffuser les vacances de postes dans la recherche publique
- Assurer la portabilité dans l’union des bourses accordées au
niveau national
- Prendre en compte l’attente des chercheurs sur les droits à la
sécurité sociale
- Facilitation du transfert des droits de retraite complémentaire
- Pour 2014, la Roumanie veut
abandonner le leu pour l’euro. Le pays rempli les critères du pacte de
stabilité pour le déficit public, mais a une inflation supérieure à celle
fixée par Bruxelles (6.6% au lieu de 2.8%). Leonard Orban,
commissaire européen, pense « improbable » l’adoption de
l’euro en 2014 par la Roumanie.
- Joaquin Almunia, commissaire ne charge des
affaires économiques et monétaires, a rédigé un texte à destination de la
France, celui-ci sera adressé demain et demandera à la France de «
poursuivre ses efforts de réformes structurelles, tout en mettant en œuvre
la consolidation de ses finances publiques. »
- En 2014, la commission européenne voudrait rendre obligatoire
les systèmes d’assistance automatisée au freinage, et le contrôle de
stabilité.
- Airbus, tensions franco-allemandes, les
français assurent que les allemands sont épargnés par les suppressions de
postes, et il seraient 8 328
salariées allemands de plus que les français.